Le jardin de Philomène...

Le jardin de Philomène...

Domaine de Poulaines à en perdre haleine

Pour les vacances, les habitants du Jardin de Philomène s'accordent toujours quelques visites botaniques. Avec l'arrivée de notre petit jardinier "Capri c'est fini" mais le Berry c'est chouette aussi. Pas question, en effet, de traverser le monde mais plutôt de faire une douce escapade. Alors, nous sommes revenus à nos premières amours pour un week-end chez nos voisins. Nous nous étions déjà égarés sur les routes de cette jolie province pour tomber sous le charme de Bouges où nous vous avions fait partager notre coup de coeur.

Cette fois, nous partons pour Bourges avec comme point de départ le Domaine de Poulaines, dont nous avions entendu parler par nos amis Digitaliens. Facile à trouver, nos avons fait une infidélité au Prince de Talleyrand, car le domaine est tout proche de Valençay.

La route a été chaude lors d'une journée de soleil très ardent. Le jardin est un peu écrasé par la lumière intense mais c'est avec beaucoup de plaisir que nous nous glissons à l'ombre de l'arboretum. Dès l'entrée, le décor frappe par sa beauté classique et impeccable. Les arbres fruitiers palissés se dressent sur des allées gravillonnées très soignées.

 

 

Quand soudain, nous sommes aspirés par les jeux de lumière et la force de la tonnelle de roses qui semble nous ouvrir les portes d'un jardin aux accents de merveilleux.

 

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On s'enfonce, équipés de notre poussette sous les frondaisons où la porte du jardin d'Alice s'ouvre. De nombreux détails et curieux personnages donnent vie au décor. La surprise est grande quand notre chemin croise un troll endormi, un champignon de bois, un lapin de fonte ou une cabane suspendue.

 

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Le soleil est toujours plus vif mais l'on aperçoit le bassin où lotus et nymphéas nous invitent à la pause.

Il est temps de s'arrêter pour écouter vivre le jardin. Derrière l'aspect formel des lieux bouillonne la vie. L'oeil du photographe part à la chasse...aux papillons qui se pressent pour s'enivrer de lavandes. Les poissons nous saluent en espérant notre ombre.

 

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Puis le sauvage entre en scène, le terrible lézard vert qui dore sur sa pelouse de châtelain ou la souris qui nous fait un pied de nez pour nous amuser.

 

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La poésie du lieu est très forte, rien n'est laissé au hasard, des tonnelles où se perdent les roses anciennes aux bancs pour se reposer et rêver un peu. "Capri c'est fini"... pas tant que ça... la chaleur est forte, nous nous glissons entre les graminées, le long du ruisseaux, les fougères et les bambous semblent être nos gardiens.

C'est beau un jardin en juillet mais c'est épuisant surtout avec notre jardinier amateur qui trône dans son carrosse ou qui profite de notre agitation pour se reposer. Le monde d'Alice ressemble à un songe. Nous regagnons la grange de l'entrée, c'est l'heure du goûter...

 

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Avant de partir, les auxiliaires du jardin nous saluent bien bas, les abeilles viennent se rafraîchir au pied de l'abreuvoir... Déjà la route nous appelle, notre périple berrichon n'est pas fini.

Qu'il est doux de se perdre en Berry et de rejouer ensemble les chemins de traverses où se nichent de belles surprises.

 

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03/08/2017
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